01/12/10
Les parents sont très influents au sein de l’Ipag

Article sur le site de L’Etudiant : Novembre 2010


Craintes sur l’insertion professionnelle de leurs enfants, inquiétudes à propos des séjours à l’étranger ou de l’alcool dans les soirées… Les parents des étudiants sont de plus en plus présents dans la vie des écoles de commerce, surtout celles qui recrutent après le bac. Avec parfois des incompréhensions à la clé.

A l’ESSCA et à l’IPAG, des parents très influents

Ne dites pas à Marie-Christine Naffah (photo), présidente de l’association des parents d’élèves de l’IPAG, que ses initiatives pourraient infantiliser les étudiants. "Vous n’y êtes pas ! Notre rôle est avant tout pédagogique", soutient cette diplômée d’HEC, qui a travaillé dans le marketing grande consommation avant de quitter le monde de l’entreprise il y a quelques années. Même réponse du côté de Philippe de Froissard, directeur d’un cabinet d’assurances, à la tête de l’association des parents de l’école angevine : "Nous nous positionnons comme un partenaire de l’école".

 

Il faut dire que ces deux associations, les plus actives dans leur genre, sont devenues incontournables. Si celle de l’IPAG rassemble environ 200 familles, celle de l’ESSCA en compte près de 1.800, soit 80 % des parents. Elles ont toutes deux un siège au conseil d’administration de l’école, sont reçues régulièrement par la direction. Avec des résultats concrets. "L’année dernière, les parents des élèves de 1ère année trouvaient que l’enseignement d’anglais n’était pas satisfaisant. Le semestre suivant, de nouvelles méthodes pédagogiques ont été mises en place, ainsi que des groupes de niveau", raconte Marie-Christine Naffah. Idem pour les emplois du temps : "Nous sommes intervenus car certains étudiants n’avaient pas de pause déjeuner décente. Là encore, la direction a agi".

Pendant l’année, ces deux associations fonctionnent avant tout comme des forums, avec des réunions régulières, où les parents s’échangent entre eux les bons plans et évoquent les parcours de leur progéniture. Cap ESSCA publie même une newsletter 3 fois par an. "Entre parents, on se comprend, on a une complicité. Cela permet de lever certaines inquiétudes, notamment par rapport aux départs à l’étranger", raconte Marie-Christine Naffah. Son association a aussi monté des groupes thématiques de travail et se réunit tous les mois pour faire le point.

 

Ces deux associations participent également à la vie du campus. Elles organisent chacune leurs propres trophées. Les familles de l’IPAG récompensent le meilleur projet associatif et le meilleur mémoire étudiant. Celles de l’ESSCA attribuent des bourses aux 3 meilleurs projets sportifs, culturels et humanitaires, soit 8.000 € au total. Cap ESSCA finance aussi occasionnellement des projets du BDE (bureau des élèves). Récemment, elle a ainsi payé des formations premiers secours pour les organisateurs de soirées. Car, comme le dit Philippe de Froissard: "nous ne pouvons pas nous en désintéresser".

 

Jessica Gourdon
Novembre 2010

 

 


 
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